Tobago
Tobago
Sur terre et sur l’eau
trinidad et tobago
jeudi 15 septembre 2011
Trinidad et Tobago ( T&T ), deux îles perdues tout en bas du tableau turquoise des caraïbes, deux îles qui ont su rester sauvages et singulières : une nature riche et préservée avec une forêt tropicale primaire, sans oublier les paysages de bord de mer dignes des plus belles cartes postales.
Le mouillage est pourri : pas de place pour poser l’ancre, entre ferry et Cost guard. Mais où sommes-nous ?
Nous arrivons, en fait le jour de l’anniversaire de l’indépendance de l’île : le 31 août 1962.
Ici la monnaie est le dollar trinidadien ( TT$) et 1 € vaut environ 8,5 TT$.
Nous décidons de rester le soir pour fêter avec eux ce jour à Scarborough.
La ville est revêtue de rouge, blanc et noir, couleurs de leur drapeau.
Et c’est avec surprise que nous découvrons des gens charmants, sympathiques, et généreux, une des rares îles des caraïbes où les échanges sont spontanés et surtout désintéressés.
Nous nous promenons dans la capitale à 22h00, participons à la fête, sans aucun sentiment d’insécurité, avec musique et feu d’artifice spectaculaire : le plus long que nous n’ayons jamais vu.
Superbe soirée rythmée par le reggae et la Carib...
Rencontre avec Carlos qui nous parle de son île.
Nous restons en fait 3 jours à Scarborough, le temps de visiter les forts, souvenirs des colons anglais : le fort King Georges construit en 1770.
Magnifique point de vue sur la baie...
Bulle au loin, seul...
Le lendemain nous retournons faire les formalités de sorties de Scarborough,
encore des papiers...
Et nous verrons par la suite que finalement nous avons bien fait d’être venus à Scarborough, à côté des Cost-guard car ils se souviendront de nous pendant tout notre périple à Tobago, ce qui évitera à chaque fois une visite à bord et déballage des documents à chaque contrôle.
Nous avions mis une 2ème ancre à l’arrière de Bulle pour éviter de bouger, la place étant minuscule entre ferry et le quai.
Quel boulot pour la relever... Le capitaine est trempé... C’est sûr on ne risquait pas de bouger...
Nous partons pour Crown point, ( Store bay ) la face touristique de Tobago avec on l’espère de quoi se baigner... on ne peut pas dire qu’à Scarborough la baignade est tentante...
Ci-dessous la carte de Tobago avec nos 4 premiers mouillages
Nous voici à Store Bay, le 2 septembre, nous mouillons à côté du Bucco Reef, avec les images cartes postales...
Nous profiterons de ce mouillage pour faire plage, et même scooter des mers...
C’est un endroit très joli, avec une superbe balade à faire dans le parc de Pigeon Point,
des plages magnifiques... mais il faut le bien le dire, rien de bien désertique ou sauvage... L’avantage est que nous avons internet à bord, ce qui ne sera pas le cas par la suite...
Gros inconvénient, pas de ponton pour l’annexe; nous sommes obligés de «beacher» chaque fois, c’est-à-dire d’aller sur la plage avec l’annexe, et quand la mer est bien agitée et qu’il y a des déferlantes, on se retrouve trempé... très désagréable lorsqu’on s’est fait tout beau pour aller au resto...
Nous profitons à terre pour marcher et essayer de trouver des cartes postales... et bien c’est quasi introuvable... et des timbres... pire... ! Nous abandonnons après 2 heures de marche en plein soleil... les petits sont exténués !
Une merveilleuse chose à faire ici est la balade dans Bucco Reef en annexe ( en cata c’est quasi impossible, seule une passe existe et on n’a pas envie de tenter... ) avec comme compagnie les pélicans... MH prend la place d’Alexis ( en Dominique sur l’indian River... ) et nous emmène en rame au milieu de ces oiseaux magnifiques...
Et encore un magnifique coucher de soleil...
on ne s’en lasse jamais... ils sont chaque fois différents...
Ah oui ! une petite photo pour vous montrer que l’essence n’est pas chère partout ! Ici le prix du litre du gasoil est de 1,50 TT c’est-à-dire
18 centimes le litre... Pas la peine de vous dire qu’on a fait le plein du bateau... pour une centaine d’euros, alors qu’à la Rochelle cela nous avait coûté plus de 600 € ! Comme dirait Mamie Mado, il y a de l’abus... !
Et puis c’est la rentrée des classes ! Il faut bien s’y mettre...
( voir l’onglet «les p’tits matelots» )
Et la série des anniversaires... le mois de septembre est toujours aussi rempli...
Mh souffle ses 37 bougies et Thibaud déjà 6...
Le mouillage devient intenable, à cause d’une houle inconfortable, nous partons pour Mt Irvine Bay, sauvage, seuls...
Malheureusement la houle change encore et nous partons le 3ème jour, déferlantes le long de la plage et n’ayant pas de météo à jour, nous préférons trouver une autre baie abritée...
Nous repartons en longeant toute la côte nord de Tobago;
végétation omniprésente et dense, sauvage...
The white rock
Le fameux mouillage de Englishman bay : très joli mais «vendu» par tous les guides donc moins désertique que sur les brochures...
The Sisters
Et nous voilà arrivés à Charlotteville ! Nous sommes accueillis par les dauphins qui nagent à l’étrave, signe précurseur de paradis...
Une magnifique baie où nous allons rester pratiquement 1 mois et demi !
Sans le vouloir, nous avons eu un gros coup de coeur pour cet endroit !!
C’est un mouillage très abrité, avec pleins de petites anses et endroits à découvrir en annexe, avec de toutes petites plages perdues accessibles que par la mer, des spots de snorkling partout. Et que dire des habitants... ! Des gens charmants et accueillants, un village de pêcheurs qui vit au rythme des caraïbes...
Nous allons ici trouver un rythme de vie, une certaine routine, entre école le matin et snorkling, plages, et visites à terre le mercredi et les week-end...
Nous rencontrons Dave, un pêcheur qui propose des visites de l’île.
Nous allons visiter avec lui les chutes d’argile...
Dans la baie de Charlotteville, côté est, vers le rocher Bubby
Il va nous conduire également dans la «tobago forest reserve»t où nous attendra un guide pour nous expliquer la faune et le flore locale.
Photo dédicacée à Stef...
Un trou d’araignée...
la photo est trouble et bien... tant mieux !...
Des fourmis,
en rapport avec l’araignée...
Nous avons aussi croisé des caïmans, petits, au repos dans des eaux stagnantes, toutes sortes d’oiseaux ( il y a plus de 210 espèces à Tobago )
Un magnifique Boa, cette fois-ci dans sa cage, mais nous y reviendront...
Sur Tobago, 24 espèces de serpents existent pratiquement aucun ne sont venimeux.
Perroquet en liberté à côté de sa cage, apprivoisé par un habitant
Nous continuons notre balade avec Dave, Les Sisters, cette foi-ci vue de terre
Bloody baie
Little Tobago et la baie de Speyside avec un futur mouillage à l’anse bateau.
Dave nous reconduit à Bulle le temps de se changer pour repartir à Roxborough, où ce soir se fête l’anniversaire de la proclamation de la République.
Notre séjour à Tobago sera pour nous également synonyme de poissons...
Aussi bien les magnifiques fonds sous-marins ( voir l’onglet « sous l’eau « )
que la pêche, nouvelle passion de notre capitaine !
Charlotteville est une baie très poissonneuse avec énormément de pêcheurs. Tous ont des barques avec des cannes en bambou : gros avantage, elles ne cassent pas en cas de grosses prises.
Nous pêchons sur la jupe arrière et les enfants apprennent vite...
Mh fait la connaissance de plusieurs pêcheurs avec qui il va apprendre énormément.
Tout d’abord Joe qui fait appel à ses services pour remonter ses casiers au large.
En contrepartie, nous mangeons poissons ou langoustes ...
Il y a aussi Tchad qui pêche à la traine des plus gros poissons, le thon, la daurade,la bonite et le King Fish....
Pêche plus sportive, .....
Nous mangeons donc poissons et avocats tous les jours... quel régal !
Par moment la pêche est miraculeuse !
Bouquet de langoustes...
Certains se promènent avec un rat sur l’épaule... pas lui !...
Nous allons aussi souvent à Pirate’s bay, petite plage sauvage à côté du bateau où les enfants se défoulent dans les vagues et où nous retrouvons un peu de calme sous l’eau, après une matinée d’école assez tendue ... notre cours de récréation...
Nous sommes déjà en octobre, et Mamie Paule nous rejoint, ici, à Tobago.
Après plus de 24 heures de voyage, la voilà qui arrive... à la rame...
Elle nous amène pleins de bonnes choses de France, et notamment de quoi faire une bonne tartiflette... !
La première semaine de son arrivée le temps n’est pas au beau fixe, ce qui n’empêche pas de faire des plongées et quelques promenades, un peu d’internet au boui-boui qui fait office de cyber-lingerie-centre de plongée...
Demain, dimanche 16 octobre, nous allons à un festival ... à suivre
plus de 17 espèces de chauve-souris